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Suzy raconte...
Hommage à une grande
actrice...
Hommage à une grande femme...
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Eléments de biographie
Le chemin de l'étoile
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On
ne saura pas grand-chose de l'enfance de Suzy, car elle n'en a
retenu que quelques bribes. A peine de quoi noircir une
demi-page!
Dieu sait pourtant si on
souhaiterait en connaître davantage sur cette petite fille au
regard chargé de paysages intérieurs.
A-t-elle cinq ou six ans sur la
photo sépia ou on la découvre, intemporelle et grave, porteuse
déjà de mystère et de contradictions?
Quiconque connaît de près ou de
loin la comédienne sait qu'elle abrite une générosité peu
commune dont profitent bêtes, plantes et gens: elle donne,
elle donne, sans calculer ses fruits, proclame son pote
Julos, tout attendri en évoquant son amie, et l'on revoit,
dans le même instant, le visage de cet autre vieux complice -
Jacques Lippe! - qui
s'était éclairé de semblable
manière...
A la fois souveraine et esclave
d'une maison qui lui ressemble - et parfois la dépasse - ou
l'on ne sait plus très bien qui dépend de qui, ou de modestes
tiges ont pris des allures de lianes, et ou trois chats
locataires n'en font qu'à leur tête (salut Psipsina, Moustache
et Pisseur!). Suzy, coopérante enfin (l'idée d'une monographie
lui semblait complètement farfelue), fouille dans sa mémoire
et ses archives.
Née au
bord du Rhin (Düsseldorf), au mois des sagittaires (un 23
novembre), elle se souvient avoir grandi heureuse auprès de
ses parents. On découvre ceux-ci dans un médaillon d'époque,
souriants, confiants l'un envers l'autre, comme si cela allait
de soi. Enfance sans problème donc, des jeux endiablés,
quelques égratignures, des prouesses à patins à roulettes et
en luge, les hivers étant souvent blancs en Allemagne à cette
époque. Puis, sournoisement, un univers qui bascule.
Lors de promenades avec
son père sur les berges du fleuve, Suzy entend, sans bien
comprendre, d'étranges couplets: «Quand le sang des Juifs
coule en bas des couteaux, la vie est beaucoup plus belle.»
C'est la Hitlerjugend qui chante avec
fougue. Une autre fois, debout sur un appui de
fenêtre, elle est intriguée par des jeunes gens qui marchent
au pas...
Devant la victoire nazie, la
famille Falk, d'origine juive, se réfugie à Bruxelles, dès
1934. Parvenu à s'évader d'un camp de concentration, deux ans
plus tard, Max, le frère aîné, arrive à pied par la frontière
belge. Mais la peste brune prend de l'ampleur. Conscient du
danger, le père de Suzy introduit une demande d'immigration
aux Etats-Unis. Trop tard, hélas! Il est terrassé par une
crise cardiaque, en 1939.
Lorsque les troupes allemandes
envahissent la Belgique, le 10 mai 1940, Suzy et sa mère se
trouvent coincées dans la capitale. L'armée belge vient de
faire sauter les ponts qu'elles auraient du emprunter pour
rejoindre la gare du Midi ou Max leur a fixé rendez-vous. Les
ayant attendues en vain, il fuit sans elles en
Grande-Bretagne, par le dernier bateau, avec son épouse
anglaise, qui a heureusement pu garder sa nationalité.
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Apres l'arrivée
des Allemands, plus question de quitter la ville. Nous nous
sommes terrées dans l'appartement, Maman et moi (il n'y avait
rien d'autre à faire), sachant que, tôt ou tard, la Gestapo
viendrait. Prévoyante, Maman avait tout mis en œuvre depuis
des mois pour essayer de nous sauver. S'étant procuré faux
certificats de maladie et fausses cartes d'identité, elle
avait cache ces dernières dans les sangles des fauteuils.
Puis nous
avons tenté de retrouver une vie normale, dans la mesure du
possible, malgré une étoile jaune sur la poitrine et la peur
permanente d'être prises dans une rafle. J'ai trouvé du
travail à l'h6pital d'Ixelles qui avait ouvert une section
réservée aux Juifs. Nous gardions le plus longtemps possible
les malades, les personnes âgées et les femmes enceintes,
dans l'espoir qu'elles ne seraient pas envoyées en
déportation car, jusqu'en 1943 environ, ce n'était pas
systématique. Mais, au fur et il mesure que la défaite de
l'Allemagne devenait probable, la chasse aux Juifs prenait
de l'ampleur.
La nuit du 11
au 12 octobre 1943, branle-bas de combat: la Gestapo surgit
dans l'immeuble pour arrêter une famille, sur le palier d'en
face. Comme cette famille nous dénonce, la Gestapo pénètre
dans notre hall et y découvre nos vêtements... L'étoile y
est accrochée... Maman et moi, sommes jetées dans les caves
de la Gestapo, avenue Louise. Nous savions que c'était
l'antichambre du camp de Malines, le centre de regroupement
en Belgique des déportés. Nous étions des dizaines dans
cette cave, dont de nombreux enfants,à piétiner dans les
excréments. Impossible de s'asseoir. Nous sommes restées
ainsi pendant vingt-quatre heures...
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Puis, une chance incroyable: la Gestapo a examiné nos faux
certificats de maladie qui spécifiaient que ma mère était
cardiaque et moi tuberculeuse. Ont-ils eu peur d'être
contaminés? Ont-ils estimé que ce n'était pas la peine de
déporter des individus de toute façon condamnés? Moi je dis
que, vu notre nombre, ils ont été débordés et nous ont ainsi
rejetées sur le trottoir.
Nous sommes
alors retournées à l'appartement ou, nouvelle chance, la
police allemande n'avait pas encore perquisitionné mais
seulement posé des scellés. Nous les avons brisés pour
récupérer nos faux papiers de survie (fausses cartes
d'identité belges) et Maman s'est cachée chez un boulanger de
l'avenue Bockstael où elle a attendu la fin de l'Occupation,
pendant plus d'un an, dans une minuscule pièce derrière le
four à pain. Elle n'en est sortie qu'une ou deux fois la nuit,
quelques instants. Quant à moi, j'ai vécu au jour le jour,
dormant généralement dans ma cave (la maison, 230 bd de Smet
de Naeyer, formant le coin de la rue de l'Héroïsme, possédait
un abri antiaérien et deux entrées), ou chez des amis. Jamais
deux nuits de suite au même endroit. ..
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Sans doute ne sort-on pas
indemne de cette horreur inqualifiable mais, chose étonnante,
Suzy n'a pas la haine au cœur, se révélant par là-même
beaucoup plus "chrétienne" que d'aucuns qui prônent les
Evangiles, sans les suivre! En ce qui la concerne, elle ne se
revendique d'aucune étiquette. Tout au plus, évoque-t-elle
avec respect son origine juive et l'éducation qu'elle a reçue.
De l'une, elle a retenu certains préceptes: On ne jette pas
le pain! Lorsqu'on s'étonne de sa droiture, de sa
générosité rares, elle s'exclame: Je n'y suis pour rien,
j'ai été élevée comme ça!
* * *
Consacrer une monographie à
Suzy, c'est prendre des risques, celui d'être "en-deça", ou "à
côté"! |
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Peut-on traduire en mots ce qui charme par le geste et par le
son? Et n'est-ce pas limiter le talent, par excellence
abstrait, que de lui coller des adjectifs trop précis? Pas
facile non plus de se débrouiller avec quarante-cinq ans de
carrière quand on ne dispose parfois, pour seuls documents,
que d'une photo, d'un texte, de quelques extraits de presse,
ou d'un vague souvenir - rarement du tout!
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C'est qu'elle
n'a pas le culte de sa personnalité, Suzy! Son passé n'est pas
classé, rangé, étiqueté, prêt pour les archives de la
postérité...
Si l'on
pouvait mettre, bout il bout, tous les personnages incarnés,
cela ferait une bien jolie ronde! Si l'on s'amusait il
mélanger tous les textes, cela créerait une sorte de langage
universel. On a avancé les chiffres les plus fantaisistes sur
le nombre de rôles interprétés. Pour le théâtre: 150 ont été
dénombrés avec certitude. N'ont pas été pris en considération
ceux, multiples, des spectacles de vaudeville, d'opérette ou
de cabaret, ni les prestations radio, télévision ou cinéma,
qui feront l'objet d'un chapitre distinct.
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S'il est une
comédienne en Belgique qui a TOUT joué, c'est bien Suzy. On ne
le répétera jamais assez. Qui peut se vanter d'avoir il son
actif autant de pièces, parmi les plus engagées, les plus
drôles, ou les moins drôles? Les plus difficiles, ou les plus
anti-confor-mistes? Ou les plus rébarbatives? Sans compter les
pièces casse-cou, celles qui ne mettent pas en valeur.
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LA PETITE VILLE
(Th. Wilder) TNB 1948-49
avec Marcel Cornelis (Photo Hensler)
Quelle autre artiste que Suzy aurait accepté de s'enlaidir,
comme elle l'a fait dans LA VIEILLE FOLLE, de Nadine Monfils,
décriée par la plupart? Qui d'autre, sinon elle, aurait
défendu la pièce contre vents et marées?
Suzy Falk, c'est
la libre drôlerie, la fantaisie sans freins, la gouaille
incarnée. Et c'est aussi - un peu - la comédienne à tout faire
du théâtre belge
A.P.
Soir Illustré, 28 octobre 1965
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LA LOCANDIERA (Goldoni) Th de Poche
1957-58
Avec Anne-Mrie Pellegrim et Madeleine Rivière (Photo Cayet)
Quelques
années plus tard, un journaliste de Pan écrit à peu près dans
les mêmes termes (au sujet du "Bilan théâtral 1976-77") :
Suzy Falk, on
dirait qu'on songe a elle lorsque se présente un rôIe dont
personne ne veut... Elle est un peu la comédienne des
"missions impossibles"... Chaque fois, elle s'en tire...
PAN
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Après avoir
suivi des cours chez André Gobert et André Berger, Suzy fait
ses débuts à l'Etincelle avec une troupe d'amateurs (elle
renouera avec ce théâtre 40 ans plus tard pour y monter LE
CANARD A L'ORANGE) et participe aux tournées de Ramon Berry,
celles de Lucy Roy, de Marcel Josz, de René Picolo, de Jane
Tony et de bien d'autres. |
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LES FAIBLES FEMMES (A. Tchekhov)
Th de l'Equipe 1960-61
Avec Marcel Fontaine
Elle aboutit
ensuite chez Jacques Huisman, directeur du tout jeune Théâtre
National (qui succède aux Comédiens Routiers), qui lui propose
le rôle de la fille de vaisselle, dans ONDINE, de Giraudoux
(saison 1946-47) : «Je suis la fille de vaisselle... Mon corps
est laid, mon âme est belle. J'ai les offices les plus bas. Ma
gloire est repriser les bas... » Une silhouette chétive et
disgracieuse s'est avancée devant les Juges: «Je vis de pain,
de beurre rance. Mais de haut rang est ma souffrance...» Un
seul poème, pas grand-chose, mais une présence. Déjà!
Quant à Suzy
Falk, sa trop brève apparition dans le rôle de la fille de
vaisselle fut la plus réussie de la pièce
A.
Hubert, Avenir du Luxembourg
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ONDINE (J.
Giraudoux) TNB 1946-47
Avec Marcel Berteau, à l'extrême droite (Photo Hensler)
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Une autre
expérience attend la comédienne: celle de remplacer au pied
levé Jacqueline Huisman, victime d'un accident, et qui tient
le rôle d'Ondine. Comme elle a assisté à toutes les
répétitions, Suzy connaît le texte par cœur. Du personnage le
moins séduisant de la pièce, elle passe sans transition dans
la peau du plus féerique! Cela ne se fait pas sans mal: les
machinistes doivent la pousser sur scène!
A propos de
trac, Suzy, tu connais?
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Je ne l'ai
généralement que pour les petits rôles car, à peine entrée en
scène, on en est déjà sorti. Si on rate "ce peu", c'est
vraiment foutu! Par contre, pour MERE COURAGE, qui était un
mastodonte à porter, de même que pour NI CHAIR NI POISSON, je
n'ai jamais éprouvé la moindre angoisse. J'avais tellement
bien préparé mes personnages, que tout le monde a dit qu'ils
me collaient à la peau. Juste avant d'entrer en scène, on a
bien sur le cœur qui cogne: dong, dong, dong... Mais dès qu'on
pénètre sur le plateau et qu'on sent le public, on n'y pense
plus.
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Multipliant
les ef-forts pour se vieillir, la comédienne in-carne une
duègne entremetteuse, faussement dévo-te, dans RUY BLAS, de
Victor Hugo (Théâtre National, saison 1947-48). La basquine
qu'elle porte, malgré qu' elle soit sévère et sombre, camoufle
mal sa jeunesse! Le règne des rides et des faux nez a commence
pour elle, en même temps que la plus impitoyable des écoles de
théâtre: celle des compo-sitions. On sait qu'elle y excellera. |

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OTHELLO (Shakespeare)
TNB 1946-47 (Photo Hensler)
Je pense le plus
grand bien de Suzy Falk. A deux points de vue: c'est une
grande professionnelle, qui a la volonté de faire les choses
il la perfection, et une excellente camarade. Elle a incarné
de façon magistrale Mère Courage, un des grands rôles du
répertoire international, ainsi que Madame Peachum. A eux
seuls, ces deux rôles consacrent une comédienne.
Jacques
Huisman, fondateur du Theâtre National de Belgique
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Lorsqu'elle
est sur scène, Suzy joue "avec" ses partenaires, et non pas "à
côte d'eux", ou "contre eux". Ce qui est moins évident qu'il
n'y paraÎt. Et lorsqu'il lui faut créer un personnage, elle le
porte d'abord en elle, comme s'il s'agissait d'un enfant,
attentive au moindre mouvement, à la moindre progression. Elle
le fait jusqu'à la migraine, jusqu'à l'inconfort. Jusqu'à
parfaite maturation.
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Il faut toute
une vie pour savoir à peu près ce que l'on sait...
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LA TOUR EIFFEL
QUI TUE (G. Hannoteau)
Th de Poche 1951-52, avec Maurice Sévenant (Photo Cayet)
Notre actrice qui fut de bien
des expériences théâtrales (le tout début du Théâtre National,
celui du fameux Théâtre de Poche, alors chaussée d'Ixelles,
qui fit un malheur en son temps avec la création en Belgique
de pièces d'Eugène Ionesco, le Théâtre de Quat'Sous, les
spectacles enjoués du Vaudeville, de l'Alhambra, du Théâtre de
la Bourse, aujourd'hui disparus, le Théâtre pour Enfants de
Renée Fucks et Jacques Dorval, celui des marionnettes à gaines
de Suzon Gohy et Jean Gerardy, les pièces montées par Martine
Wijckaert - l'aventure de la Chapelle de Neder-overHembeek
pour FASTES D'ENFER, ou celle du Sheraton pour Y ANULKA, jouée
dans des caves où étaient déversés de vieux W.C., de vieux
matelas, etc., les tournées héroïques du Welfare dans les
décombres de l'Allemagne vaincue, etc., etc.) a été marquée
par la personnalité d'un homme étonnant: Fernand Piette.
Bourré d'idées et d'idéal, il souhaitait "porter le théâtre au
peuple". Et il le fit:
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On jouait
chez Piette (Théâtre de l'Equipe) dans des circonstances
invraisemblables! Sur des estrades qui n'avaient parfois pas
deux mètres carrés, dans des bleds impossibles, ou l'on se
rendait dans de vieux autocars. On s'habillait dans des caves
à charbon, inondées parfois par la crue d'une rivière. On
devait passer par un jardin, gravir une échelle de poule,
traverser une plate-forme pour arriver sur le "plateau".
C'était la conquête de l'Ouest! Piette était un homme
impossible! Combien de fois en sommes-nous presque venus aux
mains! Je l'adorais! Et il m'aimait! Je lui dois beaucoup.
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En 1961, voulant se prouver
qu'elle peut faire autre chose que du théâtre, Suzy s'embarque
pour les Etats-Unis, quand la rencontre d'une réalisatrice de
télévision de Québec (Hélène Roberge) fait dévier son
itinéraire: elle lui demande de présenter et d'animer
l'émission de la SaintValentin, et d'en choisir le programme.
Suzy téléphone aussitôt à Bruxelles (à Michette Lelong) pour
qu'on lui expédie des textes et reste plus d'un an et demi au
Québec ou elle expérimente divers boulots: décoration
d'étalages ("Au Mobilier international"), vente
d'antiquités... Elle devient aussi scripte puis
assistante-réalisatrice à Radio
Canada (en direct) pour une
émission intitulée "Dans les rues de Quebec". Une pièce de
théâtre quand même, BOEING-BOEING, qu'elle joue avec des
amateurs au Festival de la Jeunesse de Winnipeg. Mais sa mère
se fait âgée et se languit d'elle... Fin de l'escapade!

Télévision
de Québec, 1981
Suzy entourée e.a. de Jacques Lecot et Hélène Roberge
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Une autre facette de la vie
professionnelle de Suzy est liée à l'enseignement. Cinq étés
durant, elle donne cours à l'Académie de Neufchâteau et deux
ou trois ans à Parallax; si ses engagements au théâtre le lui
avaient permis, elle se serait consacrée davantage à cette
véritable passion.
Pas question de
manquer l'atelier d'improvisation et d'interprétation que Suzy
Falk conduit avec Pierre Fox. Suzy - comme l'appellent ses
"amis" stagiaires - parvient à décrisper les plus timides.
Ciel, quel tempérament!
M.J., Le
Soir, août 1981
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Il Y aurait mille choses encore
à raconter sur toi, Suzy! Que tu t'es consacrée au cabaret
littéraire. Qu'on t'a applaudie, par exemple, à la Cantilène,
dans un répertoire Aristide Bruant. Qu'on t'a vue Grand-Place
dans "Bruxelles des Poètes", un spectacle monté par Charles
Kleinberg (en 1979), comme dans des dizaines de compositions
sur lesquelles on voudrait s'étendre:
Celle de Mlle Chevredent, par
exemple, secrétaire particulière du Président de l'Office des
grands et petits Inventeurs, dans l'APOLLON DE BELLAC, de
Giraudoux, qui essuie des remarques bien peu flatteuses: «
(...) Parce que vous étiez laide, j'ai eu le faible de vous
croire généreuse... Parce que vous avez une moustache, j'ai
cru que vous aviez du cœur! »
Ou celle de Mlle Supo, éprise de
son patron, un parolier à succès, dans ORNIFLE, d'Anouilh. Tu
y fus, paraÎt-il, étourdissante, hystérique, romanesque et
jalouse à souhait!
D'autres personnages sortent de
l'ordinaire:
Joséphine, la Folle de la
Concorde, dans la FOLLE DE CHAILLOT, de Giraudoux, qui, se
croyant très respectable, s'exprime de façon autoritaire et
emphatique: «Pas de flagornerie!... Pas de faux-fuyants.
Répondez!... Au fait, Président... » Dommage que tu ne te
souviennes plus de ton accoutrement!
Madame Turcaret, dans TURCARET,
ce chef-d'œuvre d'impertinence et de drôlerie de Lesage, qui
refuse de moraliser pour laisser le spectateur juger par
lui-même.
L'Impératrice Julie, épouse de
ROMULUS LE GRAND, qui donne le titre de ce spectacle insolite
que Dürrenmatt qualifie lui-même de "comédie historique
anti-historique". On t'y découvre, coiffée d'un turban, l'air
noble et hautain.
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La Mère de Silvestro, dans une
pièce sur les conséquences du pouvoir, d'Elio Vittorini,
CONVER-SATION EN SICILE, ou ton interpré-tation, puissam-ment
intériorisée, bouleverse.
CONVERSATION EN
SICILE
Th. du Rideau de Bruxelles
1976-77 |
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Maryvonne, l'habilleuse de CHANGEMENT A VUE, de Loleh Bellon:
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Mais je voudrais
aujourd'hui ap-plaudir tout par-ticulièrement Suzy Falk qui
incarne le personnage peut-être le plus merveilleux de la
pièce, l'habilleuse, avec une vérité et un humour
exceptionnels
J.L., La
Cité
CHANGEMENT A VUE
(L. Bellon)
Th Royal du Parc
1979-80
Avec Roger Dutoit |
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Frade, un rôle chaleureux et
tendre, dans DIBOUK, monté par Moshe Leiser aux Brigittines
dans des circonstances très difficiles (les comédiens
arrivaient de l'extérieur par un temps exécrable).
La Mère Croce Azzara, dans LIOLA,
de Pirandello:
Suzy Falk est
vraiment la matrone exubérante, véhémente qui, sous des gestes
grandiloquents et des coups de balais fougueux, cache une fine
rouerie campagnarde.
Forum

LIOLA (L.
Pirandello)
Th du Rideau de Bruxelles 1973-74
Avec Georges Mony
C'est vrai que tu n'as pas
l'air tendre sur les photos! |
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A suivre... |
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Spectacle |
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Suzy Falk |
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L'abo..
3 spectacles
de votre choix
&
Cocktail
Son et lumière de clôture
45€
Et seulement
1,5€ de frais
de réservation
Votre
économie:
65€
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Réservez
avant le
10 juillet 2004
Buffet à
volonté
suivi du
spectacle
30€
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Tous les
samedis:
soirée dansante à l'issue du spectacle
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