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En quelques mots...
Shirley Valentine est avant tout une grande comédie. Une comédie subtile car l’auteur fait naître en nous une profonde tendresse pour cette femme dont il se moque avec notre complicité. On rit aux éclats pendant une heure trente jusqu’au moment où l’on ressent l’envie de la serrer dans nos bras, fiers de son choix que nous ne sommes pas toujours capables de faire.
Shirley Valentine est une mère de famille de Liverpool qui vient de dépasser la quarantaine. Rien de plus commun.
Sans le savoir, elle s’achemine doucement vers une des charnières de la vie. Le moment où pour beaucoup de femmes, le métier de mère se réduit en pratique à une occupation à temps partiel : les enfants de Shirley, deux jeunes adolescents anglais en recherche d’identité, ont quitté le domicile familial pour voler de leurs propres ailes. Le plus souvent, elle est donc seule chez elle et parle. Elle parle beaucoup. Avec son mur. Non sans ironie et autodérision, elle converse avec lui de sa vie actuelle, de ses manques, de ses rêves inassouvis…
Elle lui avoue aussi que sa voisine du dessus, qui est aussi sa meilleure amie, a gagné des vacances de deux semaines en Grèce, all inclusive pour deux. Elle a invité Shirley à l’accompagner… Que faire, hein le mur ?
Et bien elle va se lancer, Shirley. Elle va partir. Mais elle assume. Avant de partir, elle préparera à manger à son homme pour les deux semaines et lui laissera un mot – non, lui dire de vive voix c’est encore trop difficile – mentionnant tout simplement : « Partie en Grèce. Reviens dans deux semaines ». Cela a l’avantage d’être clair, hein le mur ? Le temps de vérifier quinze fois si elle a son passeport, son visa, son argent, …
Rien ne va se passer comme prévu. Quoique. Sa copine va se trouver un amant dès l’avion, abandonnant Shirley à son triste sort : se rendre seule à son hôtel. Quelques jours plus tard, sur la plage, elle rencontrera Costa, un homme qui la considérera comme une femme. Elle comprendra ce que c’est être une femme dans les bras d’un homme. Elle parle alors de sa vie future avec le rocher … en attendant son mari à qui elle a envoyé une lettre lui demandant de la rejoindre. Il viendra, tu crois, le rocher ? |