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Le spectacle
Quand il entre en scène, Xavier Mortimer n'est rien d'autre qu'un musicien venu donner un concert. Mais voilà, à cause d'éternuements intempestifs, la réalité bascule pour donner naissance à toute une série d'évènements magiques. Son portable sonne, se démultiplie, résonne autour de lui pour finalement se réduire en poudre et disparaître.
Tout rapidement s'emmêle, s'envole, refuse d'être capturé.
L'Ombre orchestre est un spectacle qui échappe à l'ordinaire. Les objets se libèrent et s'animent, les ombres se dédoublent et s'émancipent: une flûte crache des bulles de savon, des trompettes ailées traversent la scène à contre jour, le diabolo se prend pour un violon, les foulards dansent et les notes tombent en pluie sur la partition vierge. Héritier de Keaton, de Chaplin et de Pierre Etaix, Xavier Mortimer est un créateur d'images qui aiment à pousser toujours plus loin les frontières du possible.
Magicien, mime, danseur, jongleur et musicien, il crée des situations truffées de surprises visuelles. Sans jamais se départir de son flegme, il court après les illusions, les rend palpables avant de les dissoudre.
Où est le vrai? Où est le faux? Avec délicatesse et humour, le regard candide, il traverse porté par des musiques composées par lui-même et par Benjamin Dubost les expériences les plus cocasses.

Sur scène donc: Xavier Mortimer, Xavier Mortimer, Xavier Mortimer et Xavier Mortimer.
Le premier en chair et en os, les trois autres en ombres projetées sur le grand écran blanc.
Ceci dit, Xavier peut devenir une ombre pour rejoindre les autres.
Ses accessoires aussi passent de la toile à la scène, du noir à la couleur.
Il joue de l’accordéon, de la flûte, de la guitare, du trombone, du piano, de la cymbale, du diabolo, de la balle contact, de son corps, du foulard, du mime, des jeux de manche, de la lévitation, de l’humour, de la poésie… et de toute sa présence et de tout son talent.
Parce qu’il est bon, vraiment.
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