Le propre de l'homme

Château du Karreveld | Grange

dimanche 08 août 2010 (20:45)
lundi 06 septembre 2010 (20:30)


  

La presse

   

    

L'école au théâtre:
les "armes d'instruction massive !"

   

Dès son entrée en scène, on sent le bonheur de Jacques Viala, bonheur pour un comédien de camper un personnage à la mesure de sa fantaisie, à la mesure de sa gouaillerie, de sa gourmandise des mots, bonheur d'autant plus éclatant que le comédien est aussi le créateur de ce professeur au dernier jour de sa carrière d'enseignant. Et Viala, comme Flaubert, a ciselé chaque phrase pour qu'elle lui aille comme un gant. Il s'est aussi fait plaisir (et le partage avec passion) de glaner dans les rayonnages de sa bibliothèque quelques sentences de Cioran, des évidences de Hugo, des vers de Rimbaud. Il nous donne envie de redire et de méditer des propos qui sont d'une telle évidence qu'on ne comprend pas pourquoi, dans la réalité, ils ne guident pas la conduite de chacun. Comme ce trait lancé par un président des Etats-Unis à un Congrès frileux de lui allouer un budget pour l'education : « Vous ne voulez pas du savoir !? Essayez donc l'ignorance ! »

   

Si vous avez la nostalgie du professeur idéal, courez voir ce spectacle mis en scène par Eric de Staercke ! Installez-vous dans cette salle de classe, soyez le potache près du radiateur, le chahuteur, le faux paresseux, le studieux, la délurée sexy ou d'autres encore, étudiants aux noms d'Afrique ou d'Orient à qui successivement s'adresse le professeur Viala. Si vous avez envie de raviver en vous le sens primordial de l'enseignement, cette utopie répétée chaque jour dans toutes les écoles du monde, traversez le préau du Théâtre des Riches Claires, poussez la porte de la classe de français et entrez dans la magie de l'école.

   

Après un cours consacré à la langue, au langage ce « propre de l'homme » qui donne son titre à la pièce, Viala prend congé de ses élèves en leur ouvrant son coeur meurtri de n'avoir pas réussi à prolonger au-delà de la retraite son apostolat et de n'avoir pas réaliser son rêve : mener toute une classe au bout de la scolarité sans échec.

    

Ne boudez pas cette occasion de retourner sur les bancs de l'école, emmenez-y vos enfants, vos amis, vos parents, toutes générations confondues !Ils aimeront ce professeur de rêve !

   

Edmond Morrel - Demandezleprogramme.be



Ode au pédagogue 

   

Une savoureuse dernière leçon de et par Jacques Viala, aux Riches-Claires.

  

Sur scène: un bureau, une porte avec des graffitis, un squelette, un compas, une règle, un tableau une salle de classe ! Le professeur entre et salue ses élèves : le public.

    

C'est le jour de son soixante-cinquième anniversaire. Ce professeur vient d'apprendre sa mise à la retraite et son départ immédiat. Restent cinquante minutes pour tout donner, tout transmettre en une leçon qui n'a rien de celle de Ionesco.

  

Dans une mise en scène d'Eric De Staercke, Jacques Viala incarne ce professeur de français qui choisit de se concentrer sur "le propre de l'homme" pour résumer l'humanité à ses élèves. Le propre de l'homme qui n'est pas le rire, comme l'avait pensé Rabelais, mais le langage. Et de s'agiter avec force mimiques pour faire comprendre les différences entre les australopithèques, les singes et l'homo sapiens en compagnie de son squelette. La règle à la main, Jules Spindonègre nous enseigne la sociologie et la linguistique aussi, le jargonage comme la rhétorique et les figures de style - chiasme, zeugme, allitération, etc. - et l'on frissonne de se laisser aller à une distraction et de se faire surprendre par le regard scrutateur du professeur qui n'est pourtant pas menaçant. L'adresse et le jeu face public accentuent ce sentiment de retour en enfance, à l'école, jusqu'à la distribution des copies, le rouge montant aux joues de n'avoir reçu qu'un 11. Tout est en place pour nous faire revivre un instant de ces années d'étude.

   

Cet enseignant, c'est l'enseignant idéal de Jacques Viala qui revient avec émotion sur la scène des Riches-Claires, dont il a longtemps été directeur.

   

Ex-cancre, professeur militant, volontaire, imperturbable, compréhensif et surtout, excellent pédagogue, ce Jules Spindonègre ne déprime pas, ne se fait pas malmener pas ses élèves ni importuner par les parents. Dans cette classe, "les élèves sont des anges", dit-il. Par cette situation idéale où le comique et l'ironie ne font pas défaut, Jacques Viala a souhaité montrer que c'est ainsi que doit se dérouler l'enseignement et, par là même, rendre hommage aux professeurs qu'il admire. Au-delà de ce respect mérité, Jacques Viala dénonce les mauvaises conditions scolaires.

   

Truffé de références, "Le propre de l'homme" est une ode à la langue française où l'auteur/interprète transmet son enthousiasme même si pointe une goutte d'amertume en citant Aragon : "Le temps d'apprendre à vivre, il est déjà trop tard."

  

Camille Perotti - La Libre Belgique


   

Armes d'instruction massive



Rarement professeur aura connu une classe aussi disciplinée que celle dont nous étions l'autre jour aux Riches-Claires pour écouter Jacques Viala nous faire la leçon dans Le Propre de l'homme. Une classe de rêve, buvant les paroles du comédien déguisé en vieux maître d'école à la veille de la retraite.

   

Sur scène, c'est une salle très « vieille école » qui nous accueille avec son tableau noir, ses craies, son compas de bois. Le prof n'a rien de poussiéreux pourtant, possédant au contraire un allant, un humour et un charisme qui feraient rougir bien des jeunes professeurs. C'est donc avec le sourire qu'on reçoit les réprimandes salées mais joliment tournées du comédien qui prend les spectateurs pour ses élèves.

   

Entre les boutades, c'est surtout un cours de français, doublé d'une petite leçon de vie que délivre le professeur en ce dernier jour de sa carrière. Parce que le propre de l'homme, ce ne serait pas le rire, comme le prétendait Rabelais, mais bien le langage. Et Jules Spindonègre use de cette « arme d'instruction massive » pour discourir sur la création du monde, les sciences, la parole.

   

Au détour de citations de Rimbaud, de Victor Hugo ou encore du chanteur Renaud, il passe du coq à l'âne, de l'homo sapiens aux chiasmes, de la linguistique au difficile, et de moins en moins respecté, métier d'enseignant. On soupçonne d'ailleurs l'assemblée d'abriter de nombreux profs à en juger par les nombreux gloussements et applaudissements qui ponctuent les clins d'Sil de Viala à leur corporation.

   

La mise en scène tonique d'Eric De Staercke dope cette pièce à l'allure forcément didactique. Loin de la conférence figée, Jacques Viala jongle avec un squelette devenu marionnette et des éponges transformées en cerveau, distribue des copies dans le public à coups de commentaires cocasses et manie la règle adroitement, jamais pour nous taper sur les doigts, rassurez-vous.

   

La jouissance évidente du comédien à jouer avec la langue française se fait communicative et son talent pour nous captiver démontre que du prof au comédien, il peut n'y avoir qu'un pas.

CATHERINE MAKEREEL - Le Soir

    

Au détour de citations de Rimbaud, de Victor Hugo ou encore du chanteur Renaud, il passe du coq à l'âne, de l'homo sapiens aux chiasmes, de la linguistique au difficile, et de moins en moins respecté, métier d'enseignant.

On soupçonne d'ailleurs l'assemblée d'abriter de nombreux profs à en juger par les nombreux gloussements et applaudissements qui ponctuent les clins d'œil de Viala à leur corporation.

La mise en scène tonique d'Eric De Staercke dope cette pièce à l'allure forcément didactique. Loin de la conférence figée, Jacques Viala jongle avec un squelette devenu marionnette et des éponges transformées en cerveau, distribue des copies dans le public à coups de commentaires cocasses et manie la règle adroitement, jamais pour nous taper sur les doigts, rassurez-vous.

(Le Soir)

      

Ode au pédagogue... 
Une savoureuse dernière leçon de et par Jacques Viala. Truffé de références, "
Le propre de l'homme" est une ode à la langue française où l'auteur/interprète transmet son enthousiasme même si pointe une goutte d'amertume en citant Aragon : "Le temps d'apprendre à vivre, il est déjà trop tard."

(La Libre Belgique)

 

Si vous avez la nostalgie du professeur idéal, courez voir ce spectacle mis en scène par Eric de Staercke ! Installez-vous dans cette salle de classe, soyez le potache près du radiateur, le chahuteur, le faux paresseux, le studieux, la délurée sexy ou d'autres encore, étudiants aux noms d'Afrique ou d'Orient à qui successivement s'adresse le professeur Viala.

Ne boudez pas cette occasion de retourner sur les bancs de l'école, emmenez-y vos enfants, vos amis, vos parents, toutes générations confondues !Ils aimeront ce professeur de rêve !

(Demandez le programme)

   

Rare et précieux, ce style de prof je vous souhaite d’en avoir connu.
Si vous n’avez pas vécu ce petit bonheur scolaire, je ne peux que vous convier à découvrir Monsieur le Professeur Jacques Viala.
Sous la houlette de son metteur en scène, Eric De Staercke, il nous offre un texte de son cru et une prestation remarquable.

Un spectacle jubilatoire à découvrir de toute urgence.

(Plaisir d'offrir)