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Festival Bruxellons! 1999

A l'initiative de Françoise Schepmans, c'est en 1999 que, pour la première fois, la Commune de Molenbeek Saint-Jean nous a confié à la production des spectacles de théâtre d'été au Château du Karreveld.
Depuis quatre années, des représentations de spectacles de théâtre en plein air avaient été organisées dans la cour du château, mais la Commune a souhaité changer de producteur et a fait appel à Bulles Production.
A la différence de ce qui devrait arriver pour les années suivantes, le choix de la pièce a été fait par la Commune: Arlequin poli par l'Amour de Marivaux, dans une mise en scène par Jean-François de Meyer, avec dans le rôle titre Laurence d'Amelio.
Laurence d'Amelio (Silvia)
Distribution
Mise en scène: Jean-françois Demeyère
Assistanat: Patrice Mincke
Costumes: Dominique Louis
Maquillages: Martine Cartois
Avec
Peter Brouns - Trivelio
Laurence D’Amélio - Silvia
Emmanuel Guillaume - Arlequin
Bernadette Mouzon - La Fée
Patrice Mincke - Le Berger
La presse lors de la création...
«Cette courte pièce en un acte, recèle un charme fou. (…) Marivaux nous renvoie toujours à de robustes pulsions, fussent-elles déclinées dans un vocabulaire choisi.» Philip TIRARD - La Libre Belgique – Jeudi 13 août 1998 «Le jeune metteur en scène belge Jean-François Demeyère extrait tout son suc de cette alerte passe d’armes amoureuse.» Pierre IMBERT – La Nouvelle République – (France) – 5 août 1998
L'histoire
Arlequin poli par l'Amour, une courte pièce en un acte met en scène l'amour d'Arlequin et d'une bergère...
En dépit de ses promesses de mariage avec l’Enchanteur Merlin, la Fée tombe amoureuse du jeune Arlequin, l’enlève, et choisit de tout mettre en œuvre pour conquérir son cœur. Beau et bien fait, mais naïf et peu enclin à s’accommoder des conventions sociales, Arlequin répond avec beaucoup de désinvolture aux tentatives de séduction et d’éducation de la Fée. C’est avec une simple bergère, Silvia, qu’il découvre l’amour.
Furieuse lorsqu’elle l’apprend, la Fée a recours à tous les stratagèmes que sa raison lui inspire pour étouffer l’ardeur naissante et, de tentatives d’intimidation en faux semblants, finit par user de la force pour imposer sa volonté aux amants.
Forts de la complicité de Trivelin, confident de la Fée, Silvia et Arlequin feindront de ne plus tenir l'un à l'autre et de se rendre aux persuasions de la Fée pour mieux s’emparer de ses pouvoirs magiques et réduire définitivement ses prétentions à néant.
Notes d'intentions du metteur en scène
Quatre ans après le succès du «Petit-Maître corrigé» qu’il crée dans la salle Waldorff du somptueux Hôtel Astoria de Bruxelles, Jean-François Demeyère se propose de mettre en scène pour la seconde fois une pièce de Marivaux, avec cette fois pour cadre un château de la Vallée de la Loire.
A l’époque de sa création en Belgique (1994), Le Petit-Maître corrigé avait fait un tabac. «Correction exemplaire», titrait La Libre Belgique; «La jolie surprise que voilà!», répondait Jacques De Decker dans Le Soir, et d’ajouter: «Voilà un spectacle qui rayonne de charme, de méchanceté plaisante, d’énergie juvénile et de mille autres qualités»
«Le Petit-Maître corrigé nous vaut une soirée de pur bonheur, sous le signe du naturel, de la simplicité et de l’intelligence», renchérissait Philip Tirard dans Le Vif/L’Express; «Délicieuse soirée à l’Hôtel Astoria», écrivait Bernadette Abraté dans le Père Ubu, «Le jeu des acteurs est merveilleux de jeunesse, de vivacité, d’intelligence et de beauté».
Avec Arlequin poli par l’amour, première comédie en prose du dramaturge français des Lumières, Jean-François Demeyère entend aujourd’hui poursuivre son aventure marivaudienne.
Originalité, rigueur, raffinement, subtilité, telles sont en effet les qualités prisées par ce jeune metteur en scène dans l’œuvre d’un auteur dont l’objet avoué a toujours été de transposer la vie sur scène, et qui nous parle de l’amour avec un enthousiasme contagieux.
En dépit de sa facture classique, le spectacle ici proposé est avant tout conçu comme un divertissement, accessible au plus grand nombre. Il s’inspire très largement de la féerie et de l’imaginaire enfantins dans sa conception (costumes colorés, masques, déguisements, éléments de décor naïfs, effets « surnaturels »,...). Outre les quatre comédiens principaux, il nécessite d’ailleurs la participation d’une dizaine d’enfants, d’un chanteur et d’une chanteuse de concert classiques, d’un danseur de danses anciennes ou folkloriques. Pour bien faire, ces intervenants devraient être issus de la région où le spectacle se déroulera, de même que les régisseurs techniques et le personnel nécessaire à la bonne organisation promotionnelle et logistique de l’événement.
Le spectacle se jouera en plein air, devant la façade d’un château. Il contribuera à mettre en valeur le cadre historique dans lequel il sera représenté et à promotionner, par son professionnalisme, le patrimoine touristique de la région de Touraine.
Jean-François Demeyer
Metteur en scène
Février 1999 |