|
|
 |
 |

| |
 |
|
Ha Ha Ha
Médaille d'argent au
Festival Mondial du Cirque de Demain
|
|
 |
| |
 |
|
Esthétique
classique
|
Le cirque
classique répond à un certain nombre de critères.
Le spectacle est formé d’une succession de numéros (une
douzaine, durant chacun environ huit minutes). L’ordre dans
lequel ils sont présentés obéit à la fois à des contraintes
techniques (l’installation de la cage des fauves, par exemple,
ne peut être effectuée qu’au début du spectacle ou à
l’entracte) et à ce que l’on pourrait appeler la hiérarchie
des émotions (on n’entame pas un spectacle par un numéro de
trapèze volant, on ne le termine pas avec du dressage).
|
|
Des «reprises clownesques» et l’inter-vention
d’un Monsieur Loyal ponctuent régulièrement le spectacle:
elles dé-tournent en partie l’attention du spectateur de
l’installation des agrès nécessaires au numéro suivant, et le
soulage, par le verbe et le rire, de la tension émotionnelle
provoquée par le numéro précédent.
Sergio,
l'un des Monsieur Loyal les plus connus |
 |
|
Globalement
un spectacle de cirque classique peut être vu comme
l’entrelacs de trois types d’émotions: le rire,
l’émerveillement et la peur (de tomber, d’être englouti,
d’être lâché...) dont la récurrence a pour effet de placer le
spectateur dans un état comparable à celui d’un nageur en
apnée, qui doit sans cesse reprendre son souffle entre deux
plongées. La logique d’enchaînement, non narrative, est celle
du collage d’éléments variés. |
|
Un
spectacle doit obligatoirement comporter ce que l’on appelle
des «fondamentaux»: une entrée clownes-que, un numéro
équestre, le dressage de fauves (félins, ours...) et si
possible un numéro d’éléphant, un numéro d’art aérien –
trapèze, fixe, ballant, volant ou Washington, corde aérienne
ou volante, tissus, etc. –, un numéro de jonglerie, et de
l’acrobatie et/ou de l’équilibre (sur fil, sur objet mobile,
au sol...). |
|
Quoique les
numéros de « grande illusion » soient désormais rares en
piste, les enfants en raffolent. Le spectacle se termine
généralement par une parade de tous les artistes, et souvent
par un « charivari », série de sauts acrobatiques enchaînés
très rapidement. |
|
La «musique de cirque» aussi
(cuivres et percussions) est indispensable; les puristes
estiment qu’elle doit être jouée en direct par un orchestre.
La
structure dramatique d’un numéro évoque une architecture en
tour de Babel: par paliers de difficul-té technique croissante
– chaque étape étant marquée par une pose et l’appel aux
applaudissements –, l’artiste s’efforce d’installer dans
l’esprit du public l’idée d’une limite infranchissable, pour
évidemment mieux la franchir.
Lorsqu’un
artiste rate son numéro, on l’aime de révéler ainsi sa
profonde humanité (la faute appelle le pardon dans ce genre de
spectacle très marqué par la morale chrétienne). Le ratage
intentionnel, le «chiqué», est même une technique de
constitution dramatique couramment utilisée. Non moins
importante que la virtuosité technique, la présentation de
l’artiste, son aptitude à dramatiser son jeu, la grâce de ses
mouvements (acquise par une indispensable formation en danse)
sont des critères essentiels de la qualité d’un numéro: le
cirque n’est pas du sport en paillettes.

Notons que pour les puristes, le
danger doit être réel: les trapézistes, par exemple, ne
sauraient être longés. Le spectacle doit se donner «dans» une
piste circulaire. Cette sacro-sainte condition renvoie à
l’histoire du genre (théâtre équestre présenté dans des
manèges), à une idéologie sociale (le cercle de la piste est
une métaphore du cercle de famille et plus généralement de la
communauté) et à la symbolique immémoriale et universelle du
cercle et de la sphère (espace de communication rituelle avec
l’au-delà). En outre, le cirque peut être vu comme un
conservatoire du jeu théâtral « en rond ».
Le chapiteau n’est pas une
condition nécessaire (les cirques étaient au XIXe siècle des
bâtiments en dur), mais les spectateurs sont très attachés à
sa magie et au symbole du nomadisme qu’il incarne : il est
courant qu’avant de repartir pour une nouvelle ville les
cirques laissent un rond de sciure comme trace de leur
éblouissant et fulgurant passage.

Les couleurs, les formes, les
odeurs, les sons du cirque sont également très standardisés:
omniprésence du rouge et du brillant, des étoiles, des objets
ronds ou coniques, des roulements de tambour, des odeurs de
crottin... et de la barbe à papa! Il y a une «
esthétique-cirque », aisément identifiable, qui rappelle à la
fois la corrida, les parades militaires et Noël (sans parler
de Walt Disney). Elle s’exprime aussi par sa très riche
imagerie : nez rouge et savates de l’auguste, sac pailleté et
cône du clown blanc, tabourets des fauves, balle en équilibre
sur museau d’otarie, brandebourgs de Monsieur Loyal...
Les artistes de cirque, à
l’exception des clowns et de Monsieur Loyal, ne parlent pas.
Ils ne jouent pas un personnage.
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
 |
|
 |
|
Ha Ha Ha |
|
|
|
Les artistes |
|
|
|
Okidok2 |
|
|
|
Le cirque |
|
|
|
|
| |
|
L'abo..
3 spectacles
de votre choix
&
Cocktail
Son et lumière de clôture
45€
Et seulement
1,5€ de frais
de réservation
Votre
économie:
65€
|
|
|
| |
|
|
|