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Ha Ha Ha
Médaille d'argent au
Festival Mondial du Cirque de Demain
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Historique
Les trois âges du
cirque
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Né au cœur
d’un cercle de treize mètres de diamètre, dans la seconde
moitié du XVIIIe siècle, le cirque est l’héritier de formes
antérieures apparues dès l’Antiquité. Spectacle équestre et
urbain, il fait sa révolution au début des années 1970, celle
de la forme et du sens, des genres et des usages, et conquiert
de nouveaux publics.
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u
Les
origines antiques
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Le cirque est
un art populaire, pluriel et ancestral. Les origines remontent
en effet à l'antiquité.
Tout commence
5000 ans avant J.C., en Chine, berceau de l'acrobatie, où
femmes, enfants et paysans manient objets usuels et guerriers.
Puis viennent les acrobates d'Asie mineure, les
contorsionnistes hindous, les équilibristes Japonais sur
bambous, et, vers 2000 avant J.C., les jongleurs à trois
balles de Basse-Egypte.
En Grèce,
acrobates, montreurs d'animaux et personnages grotesques
analogues aux augustes de cirque se produisent sur l'agora.
ï
Cirque romain
A Rome, civilisation du spectacle, tout est visible,
théâtralisé. Les "ludi", jeux donnés lors des grandes
occasions, se déroulent dans les amphithéâtres et font
précéder les combats de gladiateurs et courses de chars de
démonstrations athlétiques, jongleurs, écuyers, équilibristes,
dompteurs d'animaux et faiseurs de tours. Les "ludi" ne
survivent pas à la chute de l'empire Romain et à l'expansion
du christianisme. Le mot "cirque" disparaît alors du
vocabulaire jusqu'au 18ème siècle. Dans l'Europe médiévale,
jongleurs, montreurs d'animaux et acrobates sont condamnés à
l'itinérance. Ils participent à des fêtes populaires et
profanes, aux foires marchandes où ils prennent le nom de
"banquistes" ou "saltimbanques". Leur habileté est même
parfois suspectée de sorcellerie, et conduit certains au
bûcher…
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v
La
naissance du cirque moderne
XVIIIème
siècle
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La seconde moitié du
18ème siècle voit des compagnies de danseurs et de funambules
se multiplier, s'exprimant au travers d'un nouveau genre
dramatique, le théâtre de foire.
Par
le jeu des alliances et la nécessité commerciale, de
véritables entreprises de spectacles naissent. Un
sergent-major Anglais nommé Philip ASTLEY choisit alors la
piste circulaire de représen-tation pour ses voltiges
à cheval.
ïL'amphithéâtre
d'Astley
Il
ajoute au programme des danseurs, des acro-bates et des
personnages grotesques afin de séduire son public. Le cercle
et la variété des numéros, sans rapport apparent entre eux
sinon celui de cultiver la prouesse et les situa-tions
comiques, devien-nent les codes originels de représentation du
cirque moderne.
ñL'amphithéâtre
d'Astley
Au début du
19ème siècle, des écoles et bâtiments sont édifiés (Cirque
olympique d'Antonio Franconi, par exemple, en France), et
Paris devient la capitale mondiale du cirque. A cette époque,
plus de cinq cents troupes parcourent l'hexagone. Ces troupes
sont souvent de type familial et travaillent sous chapiteaux
ou dans les cirques stables disséminés sur le territoire (il
n'en reste que sept aujourd'hui).
Chapiteau
Bouglione
ð
Au début du 20ème siècle, un
déclin s'amorce. Les circas-siens investissent les scènes de
music-halls et des cabarets, mais rien n'y fait. Le cirque,
engourdi par la tradition, par la convention, s'enlise dans la
crise identitaire amorcée. Plus tard, la télévision, qui
banalise l'exploit, l'urbanisation du cœur des villes et la
guerre des enseignes, précipitent encore un peu plus le
désintérêt grandissant. |
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w
Le
renouveau salutaire
Le nouveau cirque
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Dans le bouillonnement culturel des années 1970, des artistes,
voulant rompre avec les valeurs esthétiques établies, partent
à la conquête d'espaces neufs et de nouveaux publics. Venus de
la rue, de la danse ou du théâtre, ils réemploient les usages
du cirque forain, et les théâtralisent souvent hors du cercle.
Le cirque
contemporain se démarque du cirque classique, devenu au fil du
temps un genre canonique regroupant un ensemble de codes
esthétiques stricts. Le spectacle de cirque classique possède
une logique très standardisée de collage de numéros variés,
sans rapport les uns avec les autres, avec la présence
obligatoire d'éléments fondamentaux (entrée clownesque, un
numéro équestre, le dressage de fauves…). La scène est la
piste qui se trouve au centre du chapiteau, et les animaux
sont très présents. Les artistes sont spécialistes d'une
technique, ou d'un engin.
L'émotion
naît de l'exploit, de la prouesse ou du danger. Les couleurs,
les odeurs, la musique, les applaudissements sont également
très standardisés. Le "nouveau cirque", ou cirque
contemporain, a systématiquement battu en brèche tous ces
codes.

ñ
Le Cirque du
Soleil - Alegria
La scène
n'est pas forcément la piste ronde, et l'on peut même inventer
des dispositifs scéniques originaux. Il y a peu ou pas
d'animaux. Le spectacle fait appel à un scénario, où l'on met
en scène une histoire. La polyvalence des artistes est mise au
service de ce scénario. L'émotion est souvent visuelle,
subtile, naissant du jeu, de la chorégraphie. Le spectacle
développe une unité et relie théâtre, cirque et danse (fusion
des arts). Il n'y a plus de fondamentaux, et il est même
possible de construire un spectacle autour d'une seule
technique, ou de deux.
ï
Cérémonie
d'ouverture des JO d'Alberville en 1992 - Philippe Decouflé
Chaque compagnie tente de construire un univers singulier en
mettant en cohérence des options plastiques, sonores,
acrobatiques, chorégraphiques et théâtrales. Les techniques de
cirque sont souvent utilisées comme "éléments de langage",
propres à signifier autre chose qu'elles-mêmes.
L'artiste ne
présente pas un numéro, il représente.
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Ha Ha Ha |
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Les artistes |
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Okidok2 |
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Le cirque |
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