Un fou noir au pays des blancs

Château du Karreveld | en plein air

vendredi 10 septembre 2010 (20:30)
samedi 23 juillet 2011 (21:00)


Fou Noir au Pays des Blancs

Un Fou Noir au Pays des Blancs
ou comment survivre dans la jungle européenne

   

Réfugié congolais en Belgique, Pie Tshibanda a exercé précédemment le métier de psychologue. Son livre "Un Fou Noir au Pays des Blancs" s'est vendu à plus de dix mille exemplaires et en est à sa 1000ème représentation théâtrale.

   

Dans cette pièce pleine d'humour, il retrace les sentiments qui habitent tous les réfugiés: l'angoisse du refoulement, les premières difficultés d'adaptation, la nostalgie du pays, de la famille où les enfants grandissent sans leur père et se demandent les raisons de cet abandon. Mais, surtout, l'écrivain congolais scrute d'un œil aigu la société qui l'accueille.

  

Il décrit les cercles qui peu à peu s'agrandissent pour lui faire place, depuis ce jour où le fou venu d'Afrique, fou de solitude, assoiffé de contacts, prend l'initiative d'aller frapper aux portes de ses voisins belges pour se présenter à eux, les saluer comme les nouveaux venus le font dans son pays. Jusqu'au jour où le curé du village l'invite à venir parler de lui, donner les raisons de son exil, évoquer sa famille lointaine. Pie Tshibanda découvre alors que la solitude n'est pas inéluctable, que la bulle de ses voisins peut aussi cacher des trésors de gentillesse.

   

Captivant, Pie Tshibanda nous conte avec humour et sensibilité l'histoire de son exil et nous démontre avec humilité que l'on peut triompher de certains préjugés.

    

L'auteur nous explique pourquoi son pays est devenu la proie des guerres "ethniques" et comment les puissances étrangères, directement puis indirectement ont attisé les luttes internes pour maintenir leur domination.

  

Mais attention, Pie Tschibanda ne masque pas une partie de la réalité et d'ailleurs annonce t-il : "Le jour où les Africains sauront relativiser les liens du sang, ils cesseront de se référer à leur groupe d'origine et ils se préoccuperont plus des problèmes de développement".

  

On rit beaucoup dans ce spectacle qui nous dévoile nos appréhensions, nos hésitations, nos préjugés. Au rire s'ajoute l'émotion de voir ce frère noir construire à coups de tendresse et de malice sa petite place d'homme dans la société des Blancs.

    

Pie a eu le courage
de venir vers nous.
Aujourd’hui, les gens
courent vers lui bouleversés par ce soleil inespéré.
(Le Soir)


C’est souvent drôle, fort,
très éclairant : on y apprend, comme c’est étonnant, que nous autres Occidentaux, question hospitalité, avons besoin de quelques cours
de perfectionnement.

(Le Canard Enchaîné)


Le public, blanc et noir, rit de se voir si justement croqué en son miroir

(Le Monde)


Pie arrive, mieux que quiconque, à initier, auprès de nous qui l'écoutons, une réflexion critique sur notre sens de l'hospitalité
et de la tolérance

(Ligue des droits de l'Homme)