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Morceaux choisis
Début de soirée... serein
ANNETTE. Nous sommes très touchés par votre générosité, nous sommes sensibles au fait que vous tentiez d'aplanir cette situation au lieu de l'envenimer.
VERONIQUE. Franchement c'est la moindre des choses.
MICHEL. Oui !
ANNETTE. Non, non. Combien de parents prennent fait et cause pour leurs enfants de façon elle-même infantile. Si Bruno avait cassé deux dents à Ferdinand, est-ce qu'on aurait pas eu Alain et moi une réaction plus épidermique ? Je ne suis pas sûre qu'on aurait fait preuve d'un telle largeur de vues.
MICHEL. Mais si !
ALAIN. Elle a raison. Pas sûr.
MICHEL. Si. Parce que nous savons tous très bien que l'inverse aurait pu arriver.
Flottement.

Un peu plus tard. Toujours serein?
VERONIQUE. Mais j'ignorais tout voyons ! Michel nous a dit aux enfants et à moi que le hamster s'était enfui le lendemain matin. Je suis descendue tout de suite, tout de suite, j'ai fait le tour du pâté, je suis même allée à la cave.
MICHEL. Véronique, je trouve odieux d'être subitement sur la sellette pour cette histoire de hamster que tu as cru bon de raconter. C'est une affaire personnelle qui ne regarde que nous et qui n'a rien à voir avec la situation présente ! Et je trouve inconcevable de me faire traiter d'assassin ! Dans ma maison !
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