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Excentrique, héritière d'Arletty
par sa gouaille parigote et de Jacqueline Maillan pour
la dérision, Josiaaaaaaaaaane (!!!) a commencé dans le
cinéma en exhibant ses rondeurs pas très à la mode. Pour
mieux rire de la faiblesse des Hommes.
Tour à tour française moyenne ou
fille frustrée en quête de l'Amour idéal (parce que une
fille comme elle n'aura peut être pas la chance d'en
rencontrer un second), Balasko symbolise une catégorie
de femmes oubliée au cinéma.
Mais c'est aussi cette caricature
très collante à la peau, qui l'a conduit à écrire et
réaliser ses films, en se donnant les rôles qu'on ne lui
offrait pas. Balasko, en plus de puiser dans son
répertoire de gag, blague, farce, et autres morceaux
scatos, tentent de fouiller le registre de l'émotion.
Comme comédienne, il lui suffira de
Trop belle pour toi de Blier, pour casser son image. Le
film, en plus d'être primé à Cannes et aux Césars, a
connu un grand succès public. Balasko devenait
indispensable au Cinéma français.
Un personnage, un vrai. C'est si rare.
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Née le
15 avril 1951 à Paris, Josiane Balaskovic (de son vrai
nom) démarre toute jeunette, après avoir suivi quelques
cours d'art dramatique, dans la célébrissime troupe du
Splendid, aux côtés des Chazel, Miou-Miou, Coluche et
autre Lhermitte...
Illico
cataloguée “petit boudin”, elle est vite cantonnée aux
rôles de bonnes copines à problèmes, ou de laiderons de
service dans les pièces "Pot de terre contre pot de
vin", "Amour, coquillages et crustacés" ou, bien sûr,
"Le père Noël est une ordure" dans sa version scène.

Mais
Josiane Balasko assume son physique et le cinéma ne
tarde pas à la réclamer à corps et à cris, d'abord pour
une série de petits rôles (concierges, commerçante...),
puis, encore grâce à l'ex-troupe du Splendid désormais
dévolue au grand écran, pour des rôles plus consistants.
On la retrouve ainsi dans Les bronzés, Les hommes
préfèrent les grosses (la grosse en question, c'est
elle, bien sûr) ou encore Le père Noël est une ordure,
où elle tient le rôle de la pauvre Mme Musquin, coincée
dans l'ascenseur pour l'éternité des cinéphiles.
Parallèlement,
elle écrit aussi plusieurs scénarios pour le cinéma
(Retour en force, de Jean-Marie Poiré, L'année prochaine
si tout va bien, de Jean-Loup Hubert) mais le démon de
la réalisation la tenaille tant et si bien que, fatiguée
de ne jouer que les utilités dans des comédies de plus
en plus anecdotiques, elle passe à l'action et tourne en
1985 son premier film, Sac de nœuds. Premier d'une série
qui en comprend aujourd'hui quatre, dont Gazon
maudit, qui raconte les amours d'une femme au
foyer et d'une camionneuse, compte parmi les très grands
succès de 1995.
En
parallèle, elle écrit, met en scène et joue dans des
pièces de théatres ("Bunny's bar", "Nuit d'ivresse",
"L'ex-femme de ma vie", et "Un grand cri d'amour"
qu'elle portera également à l'écran en 1998), et
continue de tourner dans les films des autres. Mais ses
choix, désormais plus judicieux et surtout, plus
ambitieux, finissent par payer. Ainsi obtient-elle le
César de la meilleure actrice en 1989 pour son rôle dans
Trop belle pour toi, de Bertrand Blier, où
son physique disons... ingrat sert de ciment à une
histoire d'amour hors du commun. Mère communiste dans
Tout le monde n'a pas eu la chance d’avoir eu des
parents communistes, elle est tout à fait
convaincante en 1996 dans Arlette, en
Cendrillon des temps modernes.
Désormais
installée parmi les valeurs sûres du cinéma hexagonal,
elle participe à des succès comme Didier,
d'Alain Chabat, mais aussi Le libertin de Gabriel Aghion
qu'elle retrouve en 2001 pour un remake des "Ab Fab"
anglais, Absolument fabuleux, en compagnie de Nathalie
Baye dans les rôles principaux... Entre-temps, elle est
une aventurière malgré elle, paumée dans la jungle
amazonienne pour Le fils du Français, puis
incarne, aux côtés de Jacques Villeret (qu'elle avait
également retrouvé sur Les acteurs de
Blier) et André Dussollier la mégère absolue de Un
crime au Paradis de Jean Becker. En fait le
remake de La poison de Sacha Guitry.
La même
année, on la retrouve dans le Raid,
comédie d'aventures et second film de Djamel Bensalah,
où elle incarne la méchante Madame Do aux côtés de
Gérard Jugnot, partie à la poursuite de quatre pieds
nickelés du 93 engagés par erreur dans un raid en
Patagonie.
C’est
dans un rôle à contre-emploi que les spectateurs la
retrouvent aujourd’hui dans Cette femme-là,
de Guillaume Nicloux où elle campe, loin, très loin de
ses rôles comiques, un capitaine de police poursuivie
par ses fantômes, en attendant de la voir aux côtés de
Michel Blanc, Didier Bourdon et Annie Cordy dans Madame
Edouard.
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