EVENEMENT

En 2008, le Festival

 Bruxellons!

fêtera sa

10ème

édition
La création du festival 2008
L'île des
Esclaves
La comédie la plus drôle de Marivaux

Quelques mots des auteurs
Nicolas Dubois & Patrice Mincke

es/01200806HOMExtraits.ht

Pourquoi écrire sur ce sujet?

Ensemble L’homme est dans une situation qui n’est pas une évidence comme on pourrait le croire. On est à dans une société qui a tiré à vue sur les machos pour ensuite reconnaître qu’une part de virilité a sa place. Bref, où sont les hommes aujourd’hui ?
Par rapport à eux-mêmes, par rapport à leurs potes, aux archétypes vendus par les pubs et les magazines, par rapport à leurs femmes, par rapport aux femmes ?
Patrice Mincke On voulait d’une part se placer hors des stéréotypes genre “Les hommes viennent de Mars, les femmes de Vénus”.
Nicolas Dubois Et aussi brosser le portrait des hommes tels qu’ils sont avec leur langage fleuri entre eux, les rituels qui recèlent des tonnes de sentiments par exemple. C’est bon d’être un homme, on avait envie de le dire aussi!
En fait, on voulait tout raconter sans être “contre” : contre les femmes pour ci, contre tel trait de caractère pour ça…

Ecrire un tel spectacle,
c’est un peu thérapeutique, non?

Nicolas Dubois On l’a vraiment écrit en allant parfois chercher loin au fond de nous. Et cela se faisait dans le rire, les larmes parfois…
On s’est rendu compte de pas mal de choses sur nous, par rapport à nos femmes aussi…
Patrice Mincke Il s’avère que Nicolas et moi sommes des enfants de la “première génération” du divorce. On n’a pas vraiment eu d’image paternelle.
En revanche, on est des pères très présents. Et le rapport père-enfant nous a beaucoup posé question…
Par exemple, ça m’agace terriblement que les émotions d’un père pour son enfant soient considérées comme une manifestation de sa part féminine! Pas du tout, ce sont toutes mes fibres d’hommes qui bougent dans ce cas-là!


Vincent Raoult vous mettez en scène ce spectacle.
Qu’est-ce qui vous a plu d’emblée?

Vincent Raoult Le texte écrit par Nicolas et Patrice m’intéressait parce que le sujet me parlait.
Ils ont créé une pièce qui aborde nombre de problèmes, de situations, de drôleries aussi avec, en fil rouge, deux hommes qui vont grandir de 6 à 87 ans…
C’est vrai qu’il existe peu de pièces traitant de l’homme et de sa position d’homme dans une société qui l’a toujours vu comme un être dominant, qui a déjà “gagné” en quelque sorte.
Il n’y a pas un type d’homme là-dedans, on croque nombre de facettes et, au final… il y a plein de tolérance!

Quelle scène vous a touché plus particulièrement?

Nicolas Dubois La déclaration d’amour d’un homme à sa femme. C’est Patrice qui l’a écrit et pour moi, c’est de l’amour qui explose à travers les mots du quotidien.
Patrice Mincke Nicolas a écrit une scène que je joue: c’est un homme qui se rend compte que le temps a passé et qu’il n’aura plus d’enfants parce que c’est ainsi, les cycles de la vie… “J’aurais plus de petits pieds dans mes bras”. Rien que de dire ça, ça me bouleverse !

Photo Julien Pohl

© La Tribune de Bruxelles