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La presse de la création en Belgique La pièce a été créée au Théâtre royal du parc en 2005 dans une mise en scène de Patricia Houyoux. Voici ce que la presse en disait... Un petit jeu fort emballant Une pièce dense, courte et drôle. A voir! Pas facile, quand un film vient d’être tiré d’une pièce de théâtre, de relever le double défi de ramener le texte sur les planches et de l’y enfermer dans un espace clos là où le cinéma s’offre le luxe de prendre l’air dans de multiples décors. C’est pourtant ce qu’a fait Patricia Houyoux, qui met en scène, au Théâtre Royal du Parc, un petit jeu sans conséquence. Double défi, du reste, puisque la pièce de Jean Dell et Gérald Sibleyras fut couronnée, à Paris, de cinq Molières en 2003. A l’arrivée, la troupe belge n’a, c’est le moins que l’on puisse écrire, pas à rougir de la comparaison. L’histoire se passe par un beau jour d’été, dans une jolie propriété familiale qui vit ses dernières heures avant de devenir hôtel. Tout le monde y est rassemblé pour un ultime piquenique et un dernier adieu aux murs qui ont entendu tant de secrets. Bruno (Jean-Henri Compère), le fils de la future ex-propriétaire, arpente le jardin de son enfance. Sa compagne, Claire (Chloé Xhauflaire), fulmine en faisant de la balançoire: le cousin Patrick (Philippe Vauchel) trouve qu’ils ressemblent au couple de la pub pour les biscottes. Elle trouve ça tellement ringard qu’elle lui fait croire que ce ne sont que les apparences puisqu’ils viennent de rompre. Branle-bas de combat: les invités, parmi lesquels Axelle, (Manuela Servais), la meilleure amie de Claire et Serge, (Alain Leempoel), vague ennemi d’enfance de Bruno, ne tardent pas à être au courant et à profiter d’une situation que les amants ont de plus en plus de mal à contenir, puisqu’une fois la nouvelle annoncée, les langues se délient et les masques tombent. Sous des dehors légers de gentille comédie, un petit jeu sans conséquence, appuie pourtant là où ça fait mal, passant en revue tous les petits arrangements que les couples prennent avec la vérité pour continuer d’exister, envers et contre tous. A ce petit jeu, Jean-Henri Compère excelle, convaincant en compagnon tour à tour malheureux et malhonnête ; Manuela Servais suscite les rires la bouche en cœur et Alain Leempoel est séducteur à souhait. Une pièce dense, courte et drôle. A voir ! La Dernière Heure - 7 mars 2005
L’amour ce n’est pas si facile ... l’amour ça se travaille, et si on arrête de travailler, eh oui, l’amour s’arrête aussi ! C’est vrai que l’amour, ça s’entretient. Ca ne se décide pas une fois pour toutes. Cette pièce, Un petit jeu sans conséquences est certes une comédie, mais une comédie fondée sur une excellente approche psychologique des personnages. On a l’impression, dès le début, qu’inconsciemment, les fils de la trame de la pièce se placent dans un inéluctable engrenage. C’est une comédie et pourtant, c’est une histoire finalement triste et émouvante. Bruno et Claire vivent ensemble depuis douze ans. Ils sont sur le point de vendre la propriété de la grand mère de Bruno. Pour lui, c’est une page de son enfance qui se tourne. Claire, dans ces circonstances se sent un peu seule : Bruno ne s’occupe plus beaucoup d’elle… Et quand elle dira à Patrick, un ami , qu’ils ont décidé de se séparer, ce n’est qu’une parole en l’air, une réponse hasardeuse à un énervement passager ; mais peut-être est-ce aussi l’expression d’un désir inconscient de faire réagir Bruno à l’enlisement de leur histoire d’amour. Et les autres, les amis, les voisins, la famille vont croire à cette mésentente, trouvant mille raisons logiques à comprendre la rupture. Si les thèmes développés ou évoqués dans la pièce sont l’amour et la pérennité du couple, on y trouve aussi la séduction, la bêtise, la rancune, la crédulité, le mensonge, l’amitié et les idées reçues…. (...) Car finalement, ce Petit jeu sans
conséquences ne l’est pas du tout! Antipode FM - 7 Mars 2005
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