EVENEMENT

En 2008, le Festival

 Bruxellons!

fêtera sa

10ème

édition
La création du festival 2008
L'île des
Esclaves
La comédie la plus drôle de Marivaux

Le film de Bernard Rapp tiré de la pièce

Bernard Rapp a adapté au cinéma la pièce aux cinq Molières avec dans les rôles principaux: Yvan Attal et Sandrine Kiberlain.

Bernard Rapp, comment avez-vous découvert la pièce Un petit jeu sans conséquence?

J'étais en mixage de mon précédent film, en Belgique, lorsque Bruno Pesery m'a appelé en me demandant d'aller voir cette pièce dont il avait acquis les droits. Lorsque j'y suis allé, la salle était comble, comme chaque soir. Le public s' amusait beaucoup de cette histoire de séparation, pourtant très cruelle. C'est cette cruauté, mélangée au rire qu'elle suscite, qui m'a beaucoup intéressé.  

La transposition d'une pièce de théâtre au cinéma est un exercice difficile.

Dans la mesure où Un petit jeu sans conséquence repose sur un dialogue à la fois drôle et omniprésent, et où l'action est tenue à l'unité de temps (une journée) et de lieu (une maison), je devais m'appuyer sur ces caractéristiques.  

Un Petit jeu sans conséquence - Jean-Paul Rouve et Sandrine KiberlainMa démarche s'est inscrite dans une simplicité et une humilité qui avait pour but de laisser place à la performance des comédiens. Cela produit un sentiment de mise en scène classique que certains jugeront peut-être peu inventive. Mais je me suis attaché à trouver du rythme en associant des plans presque toujours en mouvement (au steadycam) et en privilégiant l'accompagnement des acteurs.

Au montage, j'ai choisi de laisser certains plans en longueur pour mettre parfois en valeur le rythme naturel de la comédie.

Un Petit jeu sans conséquence - Jean-Paul Rouve et Sandrine KiberlainEn revanche, la règle était de ne jamais passer à côté d'un regard ou d'une intention comme savent en offrir les comédiens qui tiennent aussi bien leur personnage. 

Diplômé de l'Institut français de presse après une licence de droit, Bernard Rapp commence par des piges à Combat et Le Monde.
En 1976, le journaliste entre à Antenne 2. Il est d'abord grand reporter avant d'être correspondant à Londres en 1981. Il y reste deux ans, mais gardera toujours une élégance et un humour 'so british'.
En 1983, Pierre Lescure le rapatrie pour succéder à Patrick Poivre d'Arvor à la présentation du 20 heures. Pendant 4 ans, Bernard Rapp raconte le monde avec décontraction et une pointe d'ironie. Il se lance ensuite dans les magazines culturels avec notamment L'Assiette anglaise, Caractères, Héros vinaigrette ou encore Un siècle d'écrivains.
Après en avoir parlé à la télévision, il se tourne vers sa passion: le cinéma. Son premier film en tant que réalisateur, Tiré à part (1996), le replonge dans le milieu de l'édition. Mais c'est avec son deuxième film, Une affaire de goût (1999), qu'on le considère comme un cinéaste à part entière. Après ces deux films sombres, il se dirige vers plus de légèreté avec Pas si grave (2003). L'année suivante, il adapte Un petit jeu sans conséquences. Il réécrit le scénario avec sa patte, ajoutant un peu de noirceur à la comédie. Il meurt d'un cancer à 61 ans, alors qu'il travaillait sur un dernier film, La Vierge rouge.