EVENEMENT

En 2008, le Festival

 Bruxellons!

fêtera sa

10ème

édition
La création du festival 2008
L'île des
Esclaves
La comédie la plus drôle de Marivaux

Le plus grand succès théâtral
du XVIIIème siècle

«La plus badine des intrigues. Un grand seigneur espagnol, amoureux d’une jeune fille qu’il veut séduire, et les efforts que cette fiancée, celui qu’elle doit épouser, et la femme du seigneur, réunissent pour faire échouer dans son dessein un maître absolu, que son rang, sa fortune et sa prodigalité rendent tout-puissant pour l’accomplir. Voilà tout, rien de plus.»

Dans sa préface du Mariage, Pierre-Augustin Caron de Beaumarchais s’étonne de la polémique déclenchée par cette comédie conçue, à la demande du prince de Conti, comme une suite à la vie de Figaro évoquée dans la préface du Barbier de Séville (1775). Trois ans plus tard, voici donc les héros réunis pour le mariage de Figaro, valet du comte Almaviva, et de Suzanne, camériste de Rosine devenue comtesse. Durant cette folle journée, Figaro remet en cause la relation maître/valet en contrant les projets du comte à l’égard de Suzanne. Grâce à la coalition des femmes, la comtesse et sa suivante, le comte est mis hors d’état de nuire.

Dazincourt
(1740-1809)

Le comédien a créé le rôle de Figaro dans
 le Barbier de Séville (1775) puis dans le Mariage de Figaro (1784)
 pour la Comédie française. Beaumarchais disait
à propos de son personnage que «l'on ne peut trop
recommander à l'acteur qui jouera ce rôle de bien se pénétrer de son esprit comme l'a fait Monsieur Dazincourt ».

Le plus grand succès théâtral du XVIIIe siècle est celui d’une pièce novatrice, renouvelant l’art dramatique à défaut d’incarner comme le jugeait Napoléon, «la Révolution en action». En aiguisant sa plume contre la société d’ordres de l’Ancien Régime, Beaumarchais (1732-1799), à la fois auteur, horloger, agent secret de Louis XV, fondateur de la Société des auteurs dramatiques, et homme d’affaires, s’est attiré les foudres de la censure royale et la faveur populaire.

Unanimement acceptée par les Comédiens-Français en 1781, la pièce, pour sa critique de l’administration et des prisons d’État, ne pourra être jouée qu’en 1784. Quête du bonheur et libertinage imprègnent cette oeuvre où la sensualité troublante de Chérubin et la volonté du valet Figaro d’assouvir ses propres ambitions, s’inscrivent dans l’esprit du XVIIIe siècle. La mélancolie de l’œuvre a inspiré Mozart pour Les Noces de Figaro tandis que, pour Hugo, ses innovations littéraires et scéniques font de Beaumarchais l’un des trois fondateurs de la scène avec Corneille et Molière. Beaumarchais invente une suite à son Mariage, intitulée La Mère coupable. Cent cinquante ans après, Ödön von Horváth (dont nous avions joué Les Légendes de la Forêt Viennoise) signe quant à lui Figaro divorce.