EVENEMENT

En 2008, le Festival

 Bruxellons!

fêtera sa

10ème

édition
La création du festival 2008
L'île des
Esclaves
La comédie la plus drôle de Marivaux

Les personnages

Brillant, dilettante, insolent, impécunieux et intrigant, Beaumarchais est, à l'image de Figaro, «ambitieux par vanité, laborieux par nécessité, mais paresseux... avec délices! orateur selon le danger; poète par délassement; musicien par occasion... » et ce qui reste de son œuvre, dramatique ou polémique, est essentiellement cette étonnante liberté d'esprit, qui ne vieillit pas, car elle est de tous les temps.

Pierre-Augustin Caron, fils d'horloger, inventeur à vingt ans d'un échappement de montre dont il est obligé de disputer l'invention au célèbre horloger Lepaute, vit sa vie comme un roman picaresque.

Le comte Almaviva (Olivier Massart)

C'est le grand seigneur féodal tout puissant, tyrannique, orgueilleux, égoïste et sensuel. Il abuse de son pouvoir pour assouvir ses désirs sexuels. Le symbole de sa tyrannie c'est le "droit de cuissage".

Contrairement à Valmont, il n'a aucun contrôle de soi et n'exerce pas la domination de soi-même, ce en quoi il manque au code de l'honneur aristocratique. Ce n'est pas un "honnête homme" et Beaumarchais en fait le symbole de l'arbitraire des grands seigneurs.
Figaro (Benoît Verhaert)

C'est l'homme du peuple intelligent et rusé qu'on apprécie pour sa bonne humeur et sa gaieté. Il est dans la tradition des valets de commédie (comique et drôle) et des héros de roman picaresque, c'est-à-dire un personnage populaire sympathique et peu scrupuleux pour qui la vie n'est pas facile et que la destinée semble sans cesse contrarier
Bazile (François Sikivie)

C'est l'autre valet du comte mais l'opposé de Figaro. Stupide et corrompu, c'est un "méchant homme" comme son maître.
"De toutes les choses sérieuses, le mariage est la plus bouffonne" (I,9).
Antonnio (Pierre Geranio)

Jardinier, père de Fanchette et oncle de Suzanne, montre que les hommes du peuple dominent aussi les femmes qui dépendent d'eux. Seules sa bêtise et son ivrognerie l'empêchent de tyranniser efficacement sa fille et sa nièce dont il prétend défendre la bonne réputation et la respectabilité sociale.
Chérubin (Simon Wauters)

Noble, c'est un Don Juan-en-herbe mais sans perversité. Il découvre avec émerveillement la sensualité. Il y a une certaine ambiguïté sexuelle. Il est amoureux de la comtesse et désire Suzanne et Fanchette. C'est un "coureur de jupons".
Bartholo (Guy Pion)

Dans le Barbier de Séville il a le rôle du vieux monsieur qui veut épouser sa pupille Rosine (un peu comme Arnolphe dans l'Ecole des Femmes de Molière). Grâce à la ruse de Figaro, Rosine épousera le comte Almaviva, et se retrouvera cocue dans le Mariage de Figaro. Il cherche a assouvir sa vengeance personnelle et sert d'avocat à Marcelline lors du procès. Il est parjure et cynique avec Marcelline, qu'il avait abandonnée après lui avoir fait un enfant.

"Si pareils souvenirs engageaient, on serait tenu d'épouser tout le monde!" (III,16). A la fin de la pièce il se compare au comte et montre qu'il est capable de se dominer soi-même: "Je suis de sang froid, moi" (V,16) "Souviens -toi qu'un homme sage ne se fait point d'affaire avec les grands." (V,2)
La comtesse (Patricia Ide)

Noble, mariée et malheureuse. Elle est vertueuse, mélancolique et digne. La lutte qu'elle mène contre le goût naissant qu'elle ressent pour Chérubin et qu'elle blâme, font d'elle un personnage de Marivaux.
  Suzanne (Mathilde Schennen)
Femme de chambre et confidente de la comtesse, il y a entre les 2 femmes une complicité qui transcende l'inégalité sociale. Fille du peuple, elle a du bon sens, de la gaieté, de la fidélité et de la vivacité. Elle se moque des autres.
Marcelline (Anne-Marie Cappeliez)
Au début de la pièce elle apparait comme le personnage comique et ridicule de la vieille amoureuse. Elle est éduquée et courageuse. Elle dénonce la tyrannie des hommes sur les femmes. Elle incarne la mauvaise conscience de cette société féodale dominée par les hommes.
  Fanchette (Marie-Astrid Legrand)
Jeune adolescente naïve et spontanée, comme Chérubin, elle suit ses instincts naturels (ce qui rappelle Rousseau) et elle est plus amorale qu'immorale.


Une p!èce qui met en évidence différentes classes sociales, à quelques années de la Révolution Française:

  Hommes Femmes
Aristocrates

le Comte Almaviva, Chérubin

la Comtesse
Bourgeois Bartholo Marcelline
Peuple

Figaro, Bazile, Antonnio

Suzanne, Fanchette