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En quelques mots
Moïse, onze ans, y fait ses courses, ses classes. Délaissé par un père absent, abandonné par sa mère, il trouve chez Monsieur Ibrahim l’épicier, chaleur, attention et tendresse; les racines dont on l’a privé. Le nez dans son Coran davantage que dans sa caisse enregistreuse, Monsieur Ibrahim n’a pas les yeux dans sa poche. Il sait. De cette sagesse immémoriale, qui franchit les âges et les cultures. Il sait que celui qu’il appelle Momo n’est pas Mohammed mais Moïse, le petit Juif, l’enfant à sauver. Par-delà les différences. Après tout, n’est-il pas l’Arabe lui qui est Turc? «Arabe, ça veut dire ouvert de 8 heures du matin à minuit même le dimanche.» Le vieil homme et l’enfant sont seuls dans l’existence, et vont s’apporter l’essentiel par-delà les préjugés de l’âge et de la culture; à savoir l’affection.
Imprégné de sagesse soufie, Ibrahim sera un initiateur et un guide sur le chemin de la vie tandis que Momo accompagnera le vieil homme vers sa dernière demeure.
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