Commentaires
Michel
Kacenelenbogen (Momo)
Ce
n’est pas ma première rencontre en tant qu’acteur avec
Eric-Emmanuel. J’avais déjà joué plusieurs de ses pièces dont
«Les Variations énigmatiques» avec Alain Lempoel dans une mise
en scène de Patricia Houyoux.
Etre seul en scène face aux spectateurs , c’est un fabuleux
travail sur soi-même . D’accord, je joue plusieurs personnages
mais cela reste une narration tout de même.
Michel
Kacenelenbogen: Olivier Massart , un ami et
collaborateur de longue date, m’a merveilleusement guidé dans
l’interprétation et le sens à donner à tous ces personnages dont
Monsieur Ibrahim et Momo.
Nous avons compris tous les deux comment défendre des valeurs
comme l’amour, l’amitié, la tolérance, et surtout les faire
passer et les défendre dans le contexte du théâtre.
C’est une fable très riche en sentiments profondément humains.
J’avoue que je reste anxieux chaque soir avant la représentation
d’autant plus qu’il y a une intense proximité avec le public
dans cette petite salle de «La Valette», à l’inverse de cette
fameuse «distanciation brechtienne»!
Michel Kacenelenbogen, vous venez de me
parler d’une fable. On pourrait même dire une narration
Avez-vous l’impression de vous raconter au cours du spectacle?
Michel Kacenelenbogen:
Oui. Parfois, j’ai cette impression. Je suis tellement pris
par ce texte. Je constate à chaque fois une certaine évolution
dans ma façon de le «dire», dans mes regards, voire même mes
gestes, mes attitudes mes silences. Je vibre intensément en
scène. Je m’épuise, mais c’est fantastique de jouer une pièce
pareille en ayant toute la responsabilité du spectacle.
Olivier Massart,
metteur en scène
Les apparences sont trompeuses, la rue Bleue n’est pas bleue, l‘Arabe n’est pas
Arabe. Et la vie n’est peut-être pas forcément triste!
Découvrir ce qui se cache derrière, ce qui est établi et par là,
découvrir ce qui se cache au plus profond de soi, simplement
pour expurger sa haine, pardonner et vivre en paix malgré la
violence du monde qui nous entoure: quelle aventure!
Cette aventure comme le chemin tortueux qui mène au Croissant
d’Or, s’ouvre devant nous.
Une aventure humaine comme je les aime, une rencontre avec un
auteur philosophe et un acteur - directeur juif !
Mais les apparences sont trompeuses...
L’auteur n’est pas que philosophe...
Et le théâtre n’est peut-être pas forcément triste …